Page:Ferrier - La Marocaine.pdf/25

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––––Et ce n’est pas cousu dans les prisons !
––––––––… Ni à la mécanique !
––––––––––C’est pas du faux…
––––––––––––––Etc…

TOUS.

Vive Soliman !


OTTOKAR.

Ah ! soleil de l’Orient ! Candélabre du Maroc ! Girandole…


SOLIMAN.

Relève-toi, Ottokar ! Je le sais gré de ton humilité, mais relève-toi ! J’ai voulu t’honorer d’une visite, pour te témoigner toute ma satisfaction de la victoire éclatante que tu viens de remporter sur les armées de mon cousin et ami, l’émir de Mabrouk.


OTTOKAR.

Hautesse !


SOLIMAN, à la foule.

Car, messieurs… holà ! mon sténographe !… (Un sténographe s’avance, et écrit sous sa dictée.) Oui, messieurs, hier, pas plus tard qu’hier, notre grand vizir exterminait les Kabyles de Tamarjin !…


OTTOKAR, le soufflant.

Plus du quart est resté sur le carreau !


SOLIMAN.

Plus de moitié est restée sur le carreau… Le général Tamarjin a été blessé…


OTTOKAR, même jeu.

Légèrement blessé !


SOLIMAN.

Mortellement blessé !


OTTOKAR.

Quinze prisonnières !