Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/34

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Bois-d’Enghien. (4)

Moi de même, Monsieur ! (Ils se serrent la main.)


De Fontanet

Je ne saurais trop vous féliciter. Je suis moi-même un adorateur platonique de Mme Lucette Gautier, dont la grâce autant que le talent… (Voyant Bois-d’Enghien qui hume l’air depuis un instant.) Qu’est-ce que vous avez ?


Bois-d’Enghien

Rien. (Bien ingénument.) Vous ne trouvez pas que ça sent mauvais ici ?

(Chenneviette, Lucette, Marceline et Nini ont peine à retenir leur rire.)

De Fontanet, reniflant.

Ici ? non !… Maintenant, vous savez, ça se peut très bien, parce que, je ne sais pas comment ça se fait, l’on me dit ça souvent et je ne sens jamais. (Il s’assied sur le canapé et cause avec Chenneviette debout derrière le canapé.)


Lucette, vivement et bas à Bois-d’Enghien.

Mais tais-toi donc, voyons, c’est lui !


Bois-d’Enghien.

Hein !… ah ! c’est… ? (Allant à Fontanet, et étourdiment.) Je vous demande pardon, je ne savais pas !


De Fontanet.

Quoi ?


Bois-d’Enghien.

Euh !… Rien ! (À part, redescendant un peu.) Pristi, qu’il ne sent pas bon ! (Il remonte.)


Firmin, du fond.

Madame est servie !