Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/35

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Lucette

Ah ! à table, mes amis !


Marceline, se précipitant la première.

Ah ! ce n’est pas trop tôt. (Elle entre dans la salle à manger. Bois-d’Enghien la regarde passer en riant.)


Nini

Allons, ma chère amie, moi, je me sauve !


Lucette, l’accompagnant.

Alors, sérieusement, tu ne veux pas ?


Nini, prenant l’en-tout-cas qu’elle a déposé contre le canapé.

Non, non, sérieusement…


Lucette, pendant que Nini serre la main à Fontanet et à Chenneviette.

Je n’insiste pas ! J’espère que quand tu seras duchesse de la Courtille, ça ne t’empêchera pas de venir quelquefois me voir.


Nini, naïvement.

Mais, au contraire, ma chérie, il me semblera que je m’encanaille.


Lucette, s’inclinant.

Charmant ! (Tout le monde rit.)


Nini, interloquée, mais riant avec les autres.

Oh ! ce n’est pas ce que j’ai voulu dire !


Marceline, reparaissant à la porte de la salle à manger, la bouche pleine.

Eh bien ! vient-on ?