Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/46

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Firmin. (2)

Oui, monsieur.


Bouzin. (3)

Qu’est-ce qu’elle a dit ?


Firmin.

Elle a dit qu’elle était stupide et que je vous la rende.


Bouzin, changeant de figure et sèchement.

Ah ?


Firmin.

Voilà, monsieur. (Il lui remet la chanson.)


Bouzin, vexé.

C’est très bien ! D’ailleurs, ça ne m’étonne pas, pour une fois que ça sort de son genre ordinaire.


Firmin, amicalement, descendant un peu.

Écoutez, mon cher ! (Bouzin qui a pris son chapeau sur la chaise, descend un peu.) Une autre fois, avant d’entreprendre un travail pour madame, venez donc en causer avec moi d’abord.


Bouzin, avec dédain.

Avec vous ?


Firmin.

Oui ! vous comprenez : je suis habitué à voir ce qu’on fait pour elle, je sais ce qu’il lui faut.


Bouzin, dédaigneux.

Je vous remercie bien ! mais je travaille toujours sans collaborateur… (Remontant.) Je vais porter cette