Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/45

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Madame Duverger.

Ah ?


Bouzin.

Et encore les jeunes filles, il faut bien se dire ceci : à celles qui ne comprennent pas, ça ne leur apprend pas grand’chose, et à celles qui comprennent, ça ne leur apprend rien du tout.


Madame Duverger.

C’est évident !


Bouzin, brusquement, après un temps pendant lequel il considère la baronne.

Je vous demande pardon, Madame, de mon indiscrétion, mais votre visage ne m’est pas inconnu… Est-ce que ce n’est pas vous qui chantez à l’Eldorado : « C’est moi qui suis le drapeau de la France ».


Madame Duverger, réprimant une envie de rire et tout en se levant.

Non, Monsieur, non ! je ne suis pas artiste… (Se présentant.) Baronne Duverger…


Bouzin.

Ah ? ça n’est pas ça, alors ! (Il s’incline et remonte. Au même moment, Firmin revient à la salle à manger, un papier plié en long à la main.)



Scène IX

Les Mêmes, FIRMIN.



Bouzin, anxieux, allant à lui.

Eh bien ?… Vous avez dit à Mme Lucette Gautier, pour ma chanson ?