Page:Feydeau - Un fil à la patte, 1903.djvu/59

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Bouzin.

Le rubis ? La chose, là ? Oui, oui ! (Un petit temps.) Ah ! là, là, quand on pense que c’est si cher, ces machines-là ! (Tout le monde se regarde interloqué, ne sachant que dire.)


Lucette, un peu décontenancée.

Oui, mais j’ai su l’apprécier.


Bouzin.

Car enfin, ça n’en a pas l’air, une bague comme ça, ça vaut plus de sept mille francs.


De Chenneviette, quittant sa place, et remontant derrière la table.

Sept mille francs !


Lucette, à Chenneviette.

Mais oui, ça ne m’étonne pas ! (Chenneviette gagne par derrière, jusqu’au-dessus du canapé.)


Bouzin.

La vie d’une famille pendant deux ans Eh bien ! quand il faut verser sept mille francs pour ça, vous savez !…

(Ahurissement général.)

Bois-d’Enghien, le regarde, avec l’air de dire : « Mais qu’est ce que c’est cet homme-là ! » Puis à mi-voix à Chenneviette.

Mais je trouve ça de très mauvais goût, ce qu’il fait là !


De Chenneviette, à mi-voix également.

Lui, il est infect ! (Il remonte au fond. Bois-d’Enghien se lève et replace sa chaise à sa place première, au-dessus du canapé.)