Page:Fierens-Gevaert, La renaissance septentrionale - 1905.djvu/57

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On a fort bien remarqué, pour la statue du roi, ce que la draperie logique et simple devait à la tradition française ; il est bien vrai aussi que certains rois de Reims ont prêté leur noble port de tête à Charles le Sage. Mais les plis du manteau sont ramenés sous le bras droit avec une légèreté nouvelle, et surtout l’expression bienveillante de la face où sourit une bouche paternelle et fine,



Jacques de Baerze
Retable de la Vie du Christ, 1391, fragment, (musée de Dijon).

atteste d’admirables découvertes pour la vérité intime du portrait. Quel que soit l’auteur de ces deux images, celui-là est un maître et parmi les plus puissants prophètes de la beauté moderne.

André Beauneveu,[1] « maistre ouvrier de thombes », imagier, peintre,

  1. Cf. Dehaisnes : Nombreuses mentions. Pinchart : Archives des Arts. 1860 et 1863. Courajod : Leçons. T. II, p. 120 et suiv. Edm. de Busscher : Biographie nationale, art. Beauneveu. T.II, p.62 et 63.