Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 3.djvu/95

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Seulement, comme il existe toujours à la surface de l’épreuve des inégalités, dues soit à son encollage, soit à la pâte du papier, il est bon de faire disparaître ces reliefs, à l’aide de la presse à satiner.

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Fig. 48. — Presse à satiner les épreuves positives.

La figure 48 représente la presse à satiner employée par les photographes. Une plaque d’acier poli, ou une pierre lithographique AB, bien plane, reçoit un mouvement horizontal de va-et-vient, au moyen d’une roue à manivelle CD. Sur cette plaque d’acier, on place des feuilles de carton bien unies, entre lesquelles, on dispose les épreuves à satiner. La seconde partie de l’appareil est un rouleau d’acier EF, qui peut monter et descendre dans une rainure, quand il est pressé par les vis G, G, que l’on met en action en tournant les manivelles H, H.

Pour satiner les épreuves, on serre les vis G, G au moyen des manivelles H, H, le rouleau EF presse la plaque d’acier, et quand on fait passer les épreuves entourées de carton sur ce rouleau, au moyen de la manivelle CD, on les soumet à une pression considérable, qui détruit le relief, les inégalités du papier, et produit, en un mot, l’effet connu sous le nom de satinage.

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Fig. 49. — Presse à satiner.

Nous représentons (fig. 49) un autre modèle de presse à satiner les épreuves photographiques. Ce modèle, construit par M. Arthur Chevalier, fonctionne à peu près comme celui dont nous venons de donner la description.

On a aussi l’habitude, pour ajouter à l’effet du satinage, de vernir les épreuves sur papier, avec une couche de vernis, composé d’essence de térébenthine, de cire rouge et de mastic. Les épreuves acquièrent ainsi une surface luisante, qui donne des jeux de lumière agréables, et fait ressortir les images, en leur donnant des tons changeants.

On reconnaît quelquefois que les épreuves positives présentent certains défauts, qui tiennent au négatif lui-même. Il n’y a alors d’autre remède que de retoucher le cliché négatif. Nous terminerons ce chapitre en donnant la description de l’appareil dont se servent les photographes pour effectuer ces retouches.

L’appareil à retouches (fig. 50) est une sorte de table sans couvercle. Ce couvercle est remplacé par une plaque de verre inclinée ABCD. Au-dessous, se trouve un châssis E, garni d’une toile blanche, et ayant, en sens inverse une inclinaison qu’on peut