Page:Filion - À deux, 1937.djvu/47

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L’autre soir, ils sont sortis tous deux, ils sont allés au cinéma ; et par inadvertance, ils se sont placés à côté de Lucille, de Lucille seule et morose, venue là avec l’espoir de trouver un peu de soulagement à sa tristesse, dans un divertissement passager.

Alexandre n’a pu se dérober, il a présenter l’une à l’autre les jeunes filles. Comme il l’avait prévu, Laure se montra très gentille à l’égard de Lucille, elle s’enquit de son adresse :

— J’irai vous faire une visite un de ces jours, si je ne dois pas vous importuner.

Malgré elle, Lucille se sentait attirée vers cette jeune fille si belle et qui paraissait si bonne en même temps. Ce fut avec un peu moins d’amertume qu’elle les vit s’éloigner, causant de choses qui devaient être bien intéressantes, car ils marchaient lentement, et se tournaient à tout instant l’un vers l’autre.

Ce soir-là, Laure dit à Alexandre avant de le quitter :

— Il faudrait bien que je fasse connaître mes fiançailles à ma mère.

Le jeune homme fit effort pour lui dire :

— Pour ma part, c’est déjà fait. Je ne puis m’empêcher de regretter de n’avoir pas consulté mon père avant de vous parler. Sans cela tout serait parfait.

— Vos parents sont-ils mécontents de votre choix ?