Page:Finot - La Marche à la lumière, Bodhicaryavatara, poème sanskrit de Cantideva.djvu/40

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fuite dans les quatre directions les messagers de Yama et autres réprouvés, je le salue, le Porte-foudre23.

54. J’ai transgressé votre parole ; maintenant, effrayé à la vue du danger, je prends mon refuge en vous : hâtez-vous de chasser ce péril !

55. Quand on craint une maladie passagère, on ne viole pas les prescriptions du médecin, à plus forte raison quand on est rongé par les quatre cent quatre maladies !

56. Or il est des maladies pour lesquelles l’univers ne contient pas de remède et dont une seule anéantirait tous les habitants du Jambudvîpa24.

37. Et je viole la parole du Médecin omniscient qui guérit toutes les douleurs ! Honte à l’insensé que je suis !

58. C’est avec une extrême prudence que je longe les précipices. Que dire de mon insouciance au bord de ce gouffre de l’enfer, qui s’étend sur des milliers de lieues et sur l’immensité du temps ?

59. « La mort ne viendra pas aujourd’hui ! » Fausse sécurité ! Elle vient inexorablement, l’heure où je ne serai plus.

60. Qui m’a donné une sauvegarde et comment échapperais-je ? Il faut bien que je cesse d’être ! Comment mon cœur est-il tranquille ?

61. De toutes les jouissances d’autrefois, au-