Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/217

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 21 1 ll y a au Caire un poètem ui fait des tragédies - orientales dans le goût de Nllarmontel miti é de · Ducis. Il nous a lu une tragédie sur Abd-el-âader 4 qui est amoureux d’une Française et finit par se tuer de jalousie. Il y a là des morceaux. u en peux juger par le sujet. Le poete`, qui est mé- _ clecin, est un étre boulli de vanité, greclin, voleur, ' assomme tout le monde de ses œuvres et est re- poussé de ses compatriotes. Lors de la révolution de Février, il adressa une pièce à Lamartine dont ` — le vers final était : Vive à. jamais le Gouvernement provisoire! Dans une autre, adressée au peuple français, il y avait ceci : Peuple Français! ô mes compatriotes! ll vit avec un sale nègre dans une maison obs- cure. Sa Famille le redoute et, lorsqu’il lit sa tra- gédie, tout chez lui tremble de silence et d'atten- tion. Il porte un nez en perroquet, des lunettes bleues et est accusé par un ingénieur cle lui avoir volé une caisse d’habits. La canaille Française at l’étranger est magnifique et, j’aj0ute, nombreuse. Hein, vieux, j’espere qu’en voila un paquet et que je suis un aimable homme! Rép0nds—moi et Be routh où nous serons a la fin de juillet, ensuite à liérusalem. Pioche toujours. Adieu, vieux de la plume, je (embrasse sur ta bon_ne tête. I · 5 juin. — Cest demain le 6, anniversaire de la naissance du grand Corneille! Quelle séance a . U) Chamas. Voir Du CAMP, Souvenirs, l, p. 34.0. « · . 14.