Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/227

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i DE GUSTAVE FLAUBERT. 22.1 m’attendent a Beyrouth. A propos de Lamartine, j’ai lu hier dans le Constitutionnel quelques passages de Geneviève. ll y a dans la préface une revue des rands livres ue je te recommande. C’est de la êolie arrivée aiidiotisme. Que dis-tu de l’histoire suivante qui s’est pas- sée au Caire pendant que nous y étions?,Une Femme jeune et belle (je l’ai vue), mariée ai un vieux, ne pouvait ai sa guise visiter son amant. Depuis trois- mois qu’ils se connaissaient, ai peine A s’ils avaient pu se voir trois ou quatre fois tant la _ pauvre fille était surveillée. Le mari, vieux, ja- ' A loux, malade, hargneux, la serrait sur la dépense, l'embétait de toutes Façons et sur le moindre soup- ` çon la déshéritait, puis refaisait un testament, et » toujours ainsi, croyant la tenir en laisse par l’es- i poir de Yhéritage. `Cependant il tombe malade. _ Alternatives, soins dévoués de madame; on la cite. Puis quand tout a été fini, quand le malade est sans espoir, ne pouvant plus remuer ni parler, · pres de mourir, mais ayant toujours la connais- · sance, alors elle a introduit son amant dans la chambre et s’est donnée à lui sous les yeux du moribond. Rêve le tableau! A-t-il dû rager, le pauvre bougre! Voilà une vengeance. j 26;. À SA MÈRE. - i Beyrouth, 26 juillet 1850. Ciest dans la nuit de jeudi a vendredi dernier que nous sommes arrivés a Beyrouth. La brume voilait les côtes de Syrie, il faisait humide, le pont