Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/252

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246 . CORRESPONDANCE étoile, mais avec des_ vêtements de drap. Depuis le mois de °anvier dernier, nous n’avons as reçu tène goutte ldî pluie ; mais nous allons enpavoir à ' onstantino e. Je vous ailbien regretté il gv a aujourd’hui quinze jours. Cétait à Esdoud, au _eau milieu du Liban, a trois heures des cedres. Nous avons dîné chez , _ le scheik du pays. Pour aller dans la salle ou nous avons été reçus, nous avons traversé une foule (le mot est littéral) de quarante a cinquante domestiques. Aussitôt que nous avons été assis sur les ‘ divans, on nous a parfumés avec de l’encens, apres quoi on nous a aspergés avec de l’eau·de fleurs d’oranger. Un domestique suivait, portant une , longue serviette à franges pour vous essuyer les mains. Le maîtrede la maison, jeune homme de vingt-quatre ans environ, portait sur les épaules - un manteau brodé d’or, et tout autour de la tête un turban de soie rouge a petites étoiles d'or serrees les unes près des autres. Il y avait bien une trentaine de plats à table, pour quatre personnes ue nous étions. Afin de faire honneur à tant d'honneurs, j’ai mangé de telle sorte que si je n'ai pas eu d’indigestion e soir, c’est que j’ai un rude estomac. Cest du reste une grande impolitesse à _ ces gens-là que de refuser. A Kosseir, sur les bords de la mer Rouge , dans une circonstance semblable , Maxime a manqué crever d’indi estion. _ Adieu, mon bon vieux peregl°arain ;_ ne faites pasltrop de polissonnerieîl avec Bouillqet. Ecâivezmoi souvent, et recevez e ma art a mei eure embrassade que jamais neveu alit donnée à son oncle, ou ami a son ami., A vous du fond du cœur. t — · ` ·