Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/263

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 257 . viendra pas. ll faut maintenant dautres, mu- settes. ` _ . · Pourquoi lai-je une envie mélancolique de ré- tourner en Egypte et de remonter le Nil et de . revoir Ruchioukçflânem ?... Cest égal, fai passé la une soirée comme on en asse peu dans la vie. V Du reste je l’ai bien sentie. llliai-je regretté! pauvre vieuxl · _ ll me semble que je ne te dis rien de bien inté- ressant. Je vais mé coucher et demain je te parlerai un peu de mon voyage; ça sera plus amusant pour ` ·toi que mon éternel moi dont je suis bougrement las. 271. À SA MÈRE. . Constantinople, 14. novembre 1850. l. . ll y a beaucoup cle choses du monde que, dans ta candeur, tu ignores, pauvre vieille. Moi · qui deviens un tres grand moraliste et qui, d’ail- leurs, me suis toujours plongé à corps perdu dans ce genre d’études, fai soulevé pas mal de coins de rideau qui cachaient des turpitudessans nombre. . On apprend aux femmes rs mentir d'une façon infâme. ljappréntissage dure toute leur vie. Depuis la premiere emme de chambre qu’on leur donne i jusqu’au dernier amant qui leur survient, chacun s'ingère ai les rendre canailles, et apres on crie , contre elles. Le puritanisme, la bégueulerie, la bi otterie, le systeme du renfermé, cle l'étroit, a dénaturé et erd dans sa fleur les plus charmantes créations du bon Dieu. .l’ai peur du corset moral, II. I7 A