Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/344

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i g 38 C · ' CORRESPONDANCE . . La société de miss lsabelle n’a pas pour elle rem- placé la vôtre, et voila aussi le moment venu de ‘ faire un tas de rangements pour lesquels vous lui serez fort utile. Quant à moi,.vous savez si votre présence m'est agréable; elle fait presque partie de mon existence. Depuis que nous sommes re- venus de Paris, il fait ici un temps afl`reux.. La maison est pleine d’humidité_ au rez-cle-chaussée. Les murs suent comme un homme qui a trop chaud. On a été obli é de faire du feu partout. Maman s'est décidéeâ démeubler la maison de A Rouen. Ce ne va pas être une petite aflaire quand vous serez revenu. _ Tout le temps que nous avons été at Paris, Li- line a été mauvaise comme le diable. J’avais,con— , seillé de la renvoyer à Olympe pour la duire un peu; mais depuis que nous sommes ici, son hu- meur est redevenue plus sociable. Vous trouverez chez Achille une nouvelle figure anglaise; je ne la connais pas encore. _ J e mé suis trouvé, comme vous savez, à Paris, ` lors du coup d’État. lai manqué d’étre assommé - plusieurs fois, sans préjudice des autres ou "ai manqué d’étre sabré, fusillé ou canonné, car il‘y en avait pour tous les goûts et de toutes les ma- · nières. Mais aussi j’ai parfaitement vu :—c'était le prix de la contre—marque. La Providence, qui me I sait amateur de pittoresque, atouiours soin de · m’envoyer aux premières représentations quand elles en valent la peine. Cette f`ois-ci je n’ai pas été volé; c’était coquet. , i Le poeme du sieur Bouilhet a bien mordu`. Le ` voilà maintenant posé d’aplomb dans la gent de L lettres. L'année prochaine il s’en ira à Paris et me