Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/345

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 3 39 _ l _ plantera là, ce dont je l’approuve, mais ce qui ne _ m’egaye pas quand ry pense. Je me suis remis a travailler comme un rliino- _ céros. Les beaux temps de Saint Antoine sont re- venus. Fasse le ciel que le resultat me satisfasse ‘ davantage! 302. Ã LOUISE COLET. V _ Entièrement inëdite. Mercredi, x heure. [xa janvier 1852.] r Je suis d'une tristesse de cadavre, cl'un embê- A tement démesuré. Ma sacrée Bovary me tour- mente et m’assomme. Bouill1etm’a fait, dimanche dernier, des objections sur un de mes caractères ` et sur le plan, auxquelles je ne peux rien; et quoi- qu’il y ait, dans ce qu’il m’a dit, du vrai, je sens pourtant que le contraire est vrai aussi. Ali! je · suis bien as et bien découragé! Tu m’appelles Maître. Quel triste Maître! . Non, tout cela n’a pas été assez creusé peut- être, car ces distinctions de la pensée et du style sont un sopliisme. Tout dépend de la conception. Tant pis! je vais continuer, et le lus vite pos- p sible, afin de faire un ensemble. lljy a des mo- ments où tout cela me donne envie de crever. Ali! je les aurai connues les ryîres de l’Art. I · Enfin, je m°en vais secouer un peu ce manteau d'angoisses qui m’accable et te répondre. Ma lettre ne sera pas longue. Je profite d’une occa- sion pour Rouen, afin que tu aies ceci demain ( matin, ai ton réveil. ` ZZ.