Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/389

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I IDE GUSTAVE ILAUBERT. 38 3 · d’Arpentign ? lls n’ont rien de curieux. J e cherche à savoir uelfest le sens de ces presents. [. ële bon Augier! Il avait bien débuté, mais ' ce n’est pas en fréquentant les filles et en buvant des petits verres que fon se développe l’intelli- A gence. Et puis tous ces gars-la sont d’une telle pa- resse et d'une si crasse ignorance! lls ont si peu la foi! et si peu d'orgueil! Ah! Ah! les gens d'esprit, ` quels pauvres gens cela fait! Adieu, chere Louise, à bientôt donc. Je (embrasse. ' BI 5. À LA MEME. En partie inédite. . E · Samedi, 4 heures [3 avril 1832]. g Je ne sais si c’est le printemps, mais je suis prodigieusement de mauvaise humeur; fai les nerfs agacés comme des fils de laiton. Je suis en rage sans savoir de quoi. Cest mon roman peut- être ui en est cause. ça ne va pas, ça ne marche pas. Élie suisplus lassé que si je roulais des monta- gnes. .!'ai dans des moments envie de pleurer. ll faut une volonté surhumaine our ecrire, et je ne suis qu’un homme. Il me semible quelquefois que _ fai besoin de dormir pendant six mois de suite. · Ah! de qîuel œil désespère je les regarde, les sommets e ces montagnes où mon desir voudrait monter! Sais-tu dans huit iours combien j’aurai fait de pages depuis mon retour de pays (sic)? Vingt. Vingt pages en un mois et en travail- lant chaque jour au moins sept heures! Et la En