Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/391

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 58; _ public, on descend de son œuvreQ La pensée de rester toute ma vie completement inconnu n’a rien qui m’attriste. Pourvu que mes manuscrits durent ·` autant que moi, c’est tout ce que je veux. C'est pp — dommage qu’il me faudrait un trop grandtom- beau; je les ferais enterrer avec moi comme un sauvage lait de son cheval. Ce sont ces pauvres pages-la, en effet, qui m'ont aidé a traverser la longue plaine. Elles m'ont donné des soubresauts, des fatigues aux coudes et a la tête. Avec elles fai passé des orages, criant tout ` seul dans le vent et traversant, sans m’y mouiller ` ' seulement les pieds, des marécages ou les piétons ordinaires restent embourbés jusqu'a la bouche. . s .l’ai parcouru rapidement le premier acte de l'Insl^itutrice. .l’_y ai vu beaucoup de ça, dont tu abuses encore plus que moi. Je te la renverrai ai la fin de la semaine avec des remarques. Le volume de d’Arpentign_y sera dans le paquet. Cest un homme héroïque, ce brave homme—la. ` A quelque jour sa femme de ménage le trouvera, unmatin, lacé dans son lit et, la veille, il aura dîné en vilî où il aura dit des galanteries, conté A des histoires, été le plus aimable de la compagnie. Je suis sûr qu'il souH`re quelquefois beaucoup. Comme les vieilles coquettes il crevera dans son 'corset (je veux dire sa bonne tenue), plutôt que cl’avouer u'il lui Faudrait retirer ses bottes et passer sonqbonnet de coton. Ne finquiète pas de la age, elle fait partie d’un chapitre deDu Camp. R/letsjla ai art. Tache de te procurer le dernier numéro de li Revue; le chapitre de Max qui y est est, avec Tagalzor, ce qu’il a mis là de plus écrit. ` II. 2;