Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/404

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p gg8 CORRESPONDANCE O I sieur de Lamartine tout le premier en profitait, et _ celles-la sont aussi poéti ues dans la rue de Tolède que sur la Margellina. ll/lais non; il faut faire du N convenu, du faux. ll faut que les dames vous s lisent. Ah mensonge! menson el Que tu es bête! II y aurait eu moyen de faire un beadlivre · ' avec cette histoire , en nous montrant ce ui s est sans doute passé : un jeune homme a Naples, par hasard, au milieu de ses autres distractions, cou- chant avec la fille d’un Ipêcheur et l’envoyant pro- mener ensuite, la uel e ne meurt as, mais se console, ce ui eél plus ordinaire éiplus amer. `(La fin de gandide est ainsi pour moi la preuve orxante d'un génie de premier ordre. La griffe du lion est marquée dans cette conclusion tranquille, ` bête comme la vie.? Cela eût exigé une indépen- dance de 'personna ité que l..amart1ne n'a pas, ce coup d’œ1 médical de la vie, cette vue du Vrai, A enfin, qui est le seul moyen d'arriver à de (grands ' effets d’ém0tion. A propos d'émotion, un ernier . mot : avant la pièce de vers finale, il a eu soin de nous dire qu'il l’a écrite tout d’une seule baleine et s en Ipleurant. Quel ioli procédé poétique! Oui, ie e répète, il y avait la de quoi faire un beau ivre, ourtant. Je shis bien de l'avis du Philosophe relativement . aux vers de Gautier. lls sont très Faibles, et Vigno- ` rance des gens de lettrâs est monstrueuse. Mlïaïiis a aru une œuvre éru ite : il n’ a as un c e- . liéjr qui ne devrait savoir tout léelall Mais est-ce qu’on lit, est-ce qu’onî a le temps? Qu'est-ce‘ que ` . ça leur fait? On patauge a tort et a travers. On est loué par ses amis, on perd la tête, on s’enf`once · dans une obésité de Yesprit que l’on prend pour