Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/451

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j’habitais en réalité la province ou la campagne, me livrant à l’exercice du domino, ou à la culture des melons, j’en concevrais le reproche. Mais si je m’abrutis, c’est Lucien, Shakespeare et écrire un roman qui en sont cause.

Je t’ai dit que j’irais habiter Paris quand mon livre serait fait et que je le publierais si j’en étais content. Ma résolution n’a point changé. Voilà ce que je peux dire, mais rien de plus.

Et crois-moi, mon ami, laisse couler l’eau. Que les querelles littéraires renaissent ou ne renaissent pas, je m’en fous. Qu’Augier réussisse, je m’en contrefous, et que Vacquerie et Ponsard élargissent si bien leurs épaules qu’ils me prennent toute ma place, je m’en archifous et je n’irai pas les déranger pour qu’ils me la rendent,

Sur ce je t'embrasse.

328. A LOUISE COLET.

En partie inédite.

[Croisset] Samedi soir [26 juin 1852].

Je viens d’écrire trois lettres, une a Trouville, a un capitaine, pour avoir 60 litres de rhum anglais, une a Henriette Collier pour qu’elle te ou me renvoie ton album et une au sieur Du Camp. Il y a, je crois, revirement. A propos de l’Ulysse de Ponsard — il m’a écrit de but en blanc et il recommence a déplorer amèrement, c’est le mot, que je ne sois pas a Paris ou ma place était entre Ponsard et Vacquerie. Il n’y a qu’a Paris qu’on vit, etc., etc. Je