Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/46

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


40 CÈRRESPONDANCE ’ ' Je n'en Fais pas le serment, parce que l'on a l'l1a- bitude de violer les serments; mais je dis seulement ue cela m’étont1erait fort, vu que le métier V dhomme de lettres me répugnc prodigieusement. _ .l’écris pour moi, pour moi seul, comme je fume et comme je dors. Cest une Fonction pres- que animale, tant elle est personnelle et intime. · ., le n'ai rien en vue, quand je fais quelque chose, que la réalisation de l’idée, et il me semble que mon œuvre perdrait même tout son sens à être ` ` publiée. ll y a des animaux qui vivent dans la ' terre et des plantes que l’on ne peut pas cueillir et que l’on ignore. Il y a peut—être aussi des esprits créés pour les coins inabordables. A uoi servent- ils? rien! Ne serais-je pas de cette llamille? . Quoi quïil en s0it_ je m°inocule sainte Tliérese- et `e commence a lire Aristophane en grec. ldarle-moi de tes aflaires littéraires. Quand penses-tu avoir fini ton drame? etc... etc... Je ne t’en écris pas plus long ce soir, car je suis . excédé par un mal de dents et un mal d'oreilles .qui·m’ont agîcé toute la journée. Quelle sotte mé- cam ue ue a notre. Acélieuqchere amie, mille tendresses pour ton · ‘ cœur, mille caresses pour ton corps. ` 201. À LA MÈME. _ A En partie inédite. Dimanche, II li. du soir. [La Bouille, 29 août 1847.] Non, je suis encore ici à La Bouille et ta- lettre y _ écrite mercredi au soir et timbrée de Paris du 26 ·