Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 3.djvu/68

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62. CORRESPONDANCE dans liunivers, présent partout, et visible nulle part. l..'Art étant une seconde nature, le créateur de cette nature-la doit agir par des procédés ana- logues. Que l’on sente dans tous les atomes, atous les aspects, une impassibilité cachée et infinie. l..’efï ` fet, pour le spectateur, doit être une espece d'éba- hissement. Comment tout cela s’est-il fait? doit-on dire, et qu'on se sente écrasé sans savoir pour- quoi. l..’&IT grec était dans ce principe—la` et, pour y arriver p us vite, il choisissait ses personnages dans des conditions sociales exceptionnelles, rois, dieux, demi-dieux. On [ne] vous intéressait pas avec vous-mêmes; le divin était le but. Adieu, il est tard. Cest dommage, ie suis bien en train de causer. Je tiembrasse mille et mille fois. A toi. Ton G. 355. À LA MÈME. Entiërernmt inédite. Samedi, 1 heure, ri décembre I852. · J e commence par te dévorer de baisers, dans la ` joie qui me transporte. Ta lettre de ce matin m’a enlevé de dessus le cœur un terriblepoids. Il était temps. Hier, je n’ai pu travailler de toute_ la jour- née. .. A chaque mouvement que ie faisais (ceci est textuel), la cervelle me sautait dans le crâne et' "ai été obligé de me coucher a II heures. .l'avais la fievre et un accablement général. Voici trois semaines que je souffrais horriblement dïappré- . hensions : ie ne dépensais pas à toi d’une minute,