Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/104

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98 CORRESPONDANCE 761. À ERNEST FEYDEAU. Vichy, 2 juillet [1863 A nous deux, mon bonl Causons tranquille- ment. Tu me permettras d’abord de blâmer ton mode de publication. Pourquoi donner trois titres et une œuvrelll une s’il en fut? Ton histoire est parfaite- ment suivie, elle se tient d'un bout ai l'autre; pour- quoi faire accroire qIu'il y en a trois? le ne dirai rien e la Préface, qui a tous mes respects et approbations. Tu défends les bons prâncipes en bon langage; je m’incline et sa ue. .l'arrive au livre, ai l’œuvre. Eh bien, ie trouve la chose extrêmement amusante, je répète extrême- ment. Tu as voulu faire un roman d’action, d'aven- tures, et tu as réussi. Cest une chanson nouvelle, Feydeau seconde maniere. Le Mari de la Danseuse (car c'est pour moi le titre général de l'œuvre, et tu feras bien de le rétablir dans une prochaine édi- tion, en gardant trois sous-titres si cela te con- vient), Le Mari dela Danseuse, dis-je (fécris comme M. Thiers), est l'antithése de Fanny, comme con- ception, sujet et procédé. Voila jusqu’a présent tes deux extrémités (style Sainte-Beuve) et i'aime autant l’une que liautre. Je suis ébahi par lihabileté de l’intrigue et les ressources de ton imagination. (U Roman en trois artics : Un Debut â l'Opéra; Mansîczcr de Saint-Bertrand; Le Miizri de la Danseuse.