Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/141

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 gg Tu as l’air de bien t’amuser, mon pauvre lou- lou. .l’aurais bien voulu te voir en traîneau et sur un muletI”Je m’imagine que tu ne dois pas être tres brave et penses « à la securité de MM. les voya- eurs»; je me figure ta bonne mine fraîche au mi- heu des montagnes. . . Mais ce qui m’interesse plus que ton voyage, c’est ton P.- . , a savoir que tu te plais beaucoup avec ton compagnon et que vous vous entendez très bien. Continuez comme cela une cinquantaine d’années encore et vous aurez accompli votre devoir. [ ..... ] J J e voudrais bien être avec vous a Venise I QUEL CACHETI Comme c`est beau, hein'? Profitez de votre liberte, mes chers petits. Nous vous embras- _ sons tous et moi particulièrement, qui suis Ton vieux ganachon d’0ncle. · Je me suis remis a îtravailler, mais ça ne va pas _ du tout! J’ai peur de n’avoir plus de talent et d’être devenu un pur crétin, un goitreux des Alpes. 78;. À LA MÉME. Croisset, lundi, 5 heures soir, 18 avril [1 86.1.]. .l°espere que ceci vous arrivera avant votre de- part, mon pauvre Caro, car dans mes previsions vous ne devez partir de Venise que samedi. Ta grand'mère attend avec bien de l’impatience l'an- nonce positive de votre retour. Quant à moi, je vois que tu t’amuses si bien, gp; je regrette que ton voyage ne se prolonge pas. ous promenez-vous