Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/147

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 141 ' 78 9. A SA NIÈCE CAROLINE. Paris, mercredi, 2 heures [it mai 1864.]. MoN cum: CAR0, i ça ne va pas mieux; ton petit oncle fest cloué chez lui et n’en bouge. J e ne pourrai demain aller dîner à Neuilly chez Théo, ni apres-demain chez M"‘° de Tourbey. Mal ré l’onguent de la Mere et les cataplasmes, ma ridicule infirmité ne se guérit pas. Tout cela prolonge mon séjour a Paris ou j’ai tant a laire, et que je voudrais cependant quitter pour jouir de ta gentille compagnie a Croisset. Il faudra que vous y relassiez un séjour à l’au- tomne, car voila longtemps que nous ne nous , sommes vus tranquillement. .l’ai hier travaillé toute la journée avec Mon- seigneur au’plan de mon livre. Nous en étions, le soir, plus brisés l'un et l’autre que si nous eussions cassé du caillou; mais nous avons lait, je crois, dïzxccllentc besogne. L’idée principale s’est dégagée et maintenant c’est clair. Mon intention est de commencer a écrire pas avant le mois de sep- tembre. i Je n’ai aucune nouvelle à te donner, car je ne vois personne, ne sortant pas et ayant fait défendre ma porte pour travailler plus librement avec l'Ar- chevêque. Hier cependant j’ai eu la visite du sieur R*’°* l..°”‘* qui est un idiot; il est resté chez moi trois quarts d’heure et, pour le mettre a la porte, il m en a coûté dix francs. Adieu, pauvre bibi. .