Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/148

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


I d2. CORRESPONDANCE 0. À LA MÉME. i 79 Paris, climancbe, 6 heures du soir E22 mai 1864.]. MoN Louron, Il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai reçu de nouvelles de ta granclmere. Dxs—lur de ne pas oublier de me répondre relativement a la cbambre de la rue de Vendôme. Quand venez-vous a Paris'? Retardez votre Voyage tant que vous pourrez, afin de ne pas laisser seule la dpauvre maman qui s’ennuierait trop dans la solitu e. Mon séjour ici sera bien encore — de quinze bons ]ours (mais- pas plus); il me Faut bien cela pour en finir (momentanément du moins) avec mes ennuyeuses recherches. Mes séances à la Bibliotheque Impériale ne sont pas douces, clautant plus que ie me prive a lpeu pres de dé- jeuner afin cl’y arriver de mei leure beure; et quelle compagnie! ,l’éta1s, bier, ai côté cl'un véri- table La Pommerarsm, un bourgeois qui empor- sonnait. .l'ai vu M'" Cloquet, qui désire beaucoup faire la connaissance e Monsieur mon neveu, et Mm Bosquet, qui m’a drt avoir reçu une lettre de toi. U) La Pomerais, célèbre empoisonneur, guillotiné a Paris en 1864.. Docteur en médecine, il empoisonna sa belle-mère M'"` Dubizyct, un peu plus tard, sa maîtresse M'"' cle Panno, après lux avoir fait contracter à son (profit une assurance sur la vic de 550,000 Francs. Les débats _e ce procès passionnèrcnt l’OPlDIOI1 publique.