Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/161

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 5; cette condescendance touche à l’improbité. Car, du moment que vous offrez une œuvre, si vous u’étes pas un coquin, c’est que Vous la trouvez bonne. Vous avez dû faire tous vos efforts, y mettre toute votre âme. Une individualité ne se substitue pas a une autre. Un livre est un orga- nisme complique. Cr toute e amputation, tout changement pratique par un tiers le dénature. II pouîraletre moins mauvais, rfimporte, ce ne sera as ut. P lVl“‘° Régnier n'est pas en cause, mais je vous assure, mon bon, que vous êtes sur une pente et que vous autres, journaux, vous contribuez par là en- core a l’abaissement des caracteres, a la dégra- dation, clïtque jour plus grande, des choses intellectue es. Je vous montrerai le manuscrit de la Bovary, orné des corrections et suppressions de la Revue de Paris. C’est curieux. On m'objectait,,pour me calmer, l’exemple d’Arn._ Frémy et d’Ecl. Deles— sert. II est certain que Chateaubriand aurait gâté un manuscrit de Voltaire et que Mérimée n’aurait pu corriger Balzac. Bref`, nous nous sommes si bien tâches que mon procès est sorti. Ces messieurs avaient tort, et pourtant quels malinsl Laurent- Pichat, le bon Du Camp et le pére Kauflmann de Lyon, Fort en soieries, Fovard, notaire. La—dessus, mon vieux, je vous bécote.