Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/180

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· 174 . CORRESPONDANCE a lundi soir, tous mes moments sont pris, et je n’ai que mardi pour Voir l’Exposition et faire mes visites d’adieu. Alors je recule jusqu'a mercredi. .l'attends en ce moment Monseigneur, qui va passer toute la journée et la soirée avec moi. Nous avons a travai ler ensemble, ainsi que demain. Dimanche a lieu ma dernière réception; lundi je fais mes paquets, et le soir dîner chez Magny où fon portera des toasts au pére Sainte-Beuve, séna- teur. Voila mon pro ramme. Hier nous avons âné chezlhéo, ou nous étions vingt personnes a table, _y compris un Chinois, avec lequel Monseigneur a causé en chinois. .l'ai reçu une lettre de reproches de la jeune Bosquet, qui prétend que je l'oublie. Cela est par- faitement vrai; mais s'il fallait fréquenter tous ses amis, on ne rentrerait pas chez soi. A Tu serais bien gentille de farranger pour pro- longer ton séjour a Croisset, mon bibi, afin que je jouisse un peu de ta compagnie. Réponds-moi et embrasse pour moi tes deux compagnons. Je te prends par les oreilles etje dépose sur cha- cune de tes joues un gros bécot e nourrice. Ton vieux ganachon d'oncle. 815. Ã MADEMOISELLE LEROYER DE CHANTEPIE. Croisset, II mai 1865 [jeudi]. .l'ai appris, chère Mademoiselle, par votre lettre du 27 mars, que vous étiez un peu moins souf- frante, et que vos obsessions intellectuelles dimi-