Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/194

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


1 8 8 connnsronmmcn 82;. AUX Mâmss. lcroissct] Dimanche matin [19 ou 26 novembre 1865]. N'_v aHez pas par quatre chemins, mes bons. H est inutiie de se debattre avec Ia censure. Adressez- vous directement à I’Empereur. Tarriverai a Paris mercredi, je passerai chez vous entre six et sept. Nous dînerons ensembie et je vous Iâcherai à dix heures. Si vous avez afiaire aiHeurs , tant pis. A bientôt. 826. À ERNEST CHEVALIER. Croissct, lundi [20 novembre 1865]. MoN PAUVRE cum Vmux, Que veux-tu que je te dise'? J'ai passe moi- même par Ia, et je sais qu’en ces desastresm ies prétendues consoïations que I’0n vous donne rrritent plus qu’eHes n'apaisent. Depuis dix jours, je ne fais a solument que songer a toi, a ta auvre mere, a tous Ies tiens, a tous Ies autres disparus! Nous avons tant de souvenirs com- muns, notre vie a ete si mêiee pendant Iongtemps, que nos cœurs doivent encore battre à Yunisson dans de certains jours. Si quelque chose peut amener un peu de dou- ceur ans ton chagrin, c’est de penser que tu as U) Mort de M‘“ Chevalier, née Mignot.