Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/200

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194 CORRESPONDANCE jolie tête'? Quel goût dans l’ensemble! .l’adore cette chemise blanche, et les fleurs et le béret! Tout cela est plein de lumière, de style, de charme et de rêveries. Eh bien, et nos amis les de Goncourt? Comme vous avez été brave, mardi dernier! Toute la litté- rature doit vous en être reconnaissante! C’est en arrivant de Compiègne que vous rece- vrez ce billet. Aussi je vous présente mes hom- mages, des votre retour chez vous, Princesse! et ie me mets avos pieds en vous priant de croire que je suis votre très respectueux et sincèrement allec- tionné serviteur, G. FLAUBERT. 831. À LA MÉME. Nuit de samedi [décembre 1865]. ·. Votre Altesse m’a_yant ermis de lui demander quelquefois de ses nouvelles, c’est ce que je fais, auiourd’ hui, Princesse, en vous priant de m’en- vo er un peu de votre écriture. ` lloila un bien mauvais temps pour votre atelier, et voc toiles, ar ces tristes lumières, doivent rester sur le chevaliéh Mais je doute que les jours de Paris soient aussi abominables que les nuits de Croisset. Le vent, la pluie, la grêle, «tous les éléments sont dé- chaînes», comme disent les poètes tragiques; et je passe des heures qui manquent de gaieté. Surtout quand je pense ai la rue de Courcelles, ce qui sou- vent arrive. Le temps, du reste, n’est pas aux hu-