Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/201

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 9j meurs folâtres. Tai reçu des Goncourt une épître où ils me paraissent s’ennuyer démesurément. L'h0mme de lettres est un animal mélancolique. Et puis il leur manque tant de choses, a ces pauvres gens! Toujours càuelque tempête les secoue! .l’ai déjeuné ernierement avec un homme bien dîzplomb, M. Leroy, le Préfet de Rouen. ll m’a fait boire à votre santé, et m’a parlé de vous, Princesse, en des termes qui m’ont attendri. Cest, à ce qu’il paraît, mon rival en sucre de pomme. J’espérais le dépasser par les cheminots, mais on n’en fait pas encore. Que ne suis—je bou- . lan er! P/voilà le jour de l’an, bientôt. Que les visites vous soient légères! N’est—ce pas, actuellement, le souhait convenable? Et soignez-vous! Prenez garde ai ces aH`reux brouillards. .l’attends avec impatience le moment ou je pourrai vous voir et vous assurer de nouveau, Princesse, que je suis votre tres humble et sin- cèrement dévoué et aflectionné · ` G. FLAUBERT. S gz. À LA MÉME. [I" janvier 1866.} MADAME, Si j’étais a Paris, j’irais déposer mon nom chez · votre concierge, ce qui serait une façon silen— cieuse de vous faire mes compliments. Permettez- vous que je les écrive, Princesse? Que faut-il vous souhaiter? I3 z