Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/228

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222 CORRESPONDANCE 8 54. A LA PRINCESsEt1»1ATHILDE. Croisset, jeudi soir [1866]. MADAME ET Pamcnssn, Le petit mot que fai reçu ce matin (charmant, bon et exceiient comme tout ce qui vient de vous) m'a moins afiîigé qu’iI ne I'eût fait en une autre occasion. Car avant-hier fétais a Paris, et 'e me proposais d’aHer at Saint-Gratien, quand Slainte- Beuve m’a appris votre voyage a Dieppe. Je voulais vous voir pour avoir Ie piaisir de ' vous voir, d’abord, et 2° pour vous remercier de ce que vous avez fait en faveur de mon ami G. Pouchet. De retour ici, hier au Soir, j'ai trouvé ma mere assez gravement maiade; tout est grave a soixante- douze ans. Voilà Yunique raison qui m'empêche d'aHer de- main a Dieppe vous présenter mes respects. Seriez-vous assez bonne pour me dire Fheure et iaqueiie vous passerez Samedi par Rouen? Je me trouverai dans ia gare. Mieux vaut cinq minutes que rien du tout. Permettez-moi, Madame, de vous baiser les mains et croyez que je suis de Votre Aitesse Ie très respectueux et aH`ectionne G. FLAUBERT.