Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/242

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2 3 6 CORRESPONDANCE u 866. À sx NIÈCE CAROLINE. · Croisset, mercredi soir, I2 septembre 1866. MA cnènz CAROLO, Tu m'as écrit de Saint-Martin une lettre qui m'a fait rire dans le silence du cabinet, tant tu dépeins gentiment un ennui des plus cossus. Pauvre loulou! ça ne m’a pas, du reste, bien étonné. Rien n°est embêtant comme la campagne, si ce n'est les bourveois; et quand on réunit l'une avec les autres, emm.. . ( si j'ose m'exprimer ainsi) est complet. Enfin te voila rétablie dans ton petit interieur avec tes petites habitudes, tes petits domestiques et ta petite voiture. Tu dois te trou- ver mieux. · Quant a l'histoire de la lecture manquée, c'est bien simple. Un des directeurs de la Gaîté (Dumaine) a exprimé devant Cariat le désir d'avoir une féerie en dehors des conditions ordinaires. Là—dessus Carjat s’est enflammé pour la nôtre et le rendez- vous a été donné. A Mais une fois arrivés a Paris pour exhiber notre marchandise, les histoires comiques ont commencé: 1° l’ass0cié de Dumaine, Bonvel, était · à la chasse; 2° Dumaine a été appelé a la Préfec- ture et a commencé par nous manquer de parole deux fois dans la méme journée. Bref`, fai parfai- tement vu qu'il avait peur de ma littérature et ne se souciait guère de l’entendre, quoique un autre Eendezwous soit donné pour plus tard, pour cet iver.