Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/252

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246 CORRESPONDANCE Mais d’ici la, quand vous n’aurez rien de mieux ai faire, traitez-moi comme en voyage et envoyez un peu de vos nouvelles a votre tres dévoué et aH`ectionné G. FLAUBERT. 875. À MADAME ROGER DES GENETTES. [Cmisset, I2 novembre 1866.] .l’ai une telle courbature, pour m’étre, dans la nuit d`hier, sgrnalë at un incendie, que fai à peine la Force de tenir une plume. Au reste je ne regrette pas ma peine : fai été payé par la vue de la bêtise bourgeoise et administrative dans tout son lustre. l’our·maintenir l'ordre, on a appelé des soldats, qui crorsarent la baîonnette contre les tra- ` vailleurs, et des cavaliers, qui obstruaient toutes les rues du village. On n'1mag1ne pas l'élément de trouble que jette partout le pouvoir. rl e suis rentré chez moi bassement démocrate. Mon illustre amie, M"“° Sand, m’a quitté samedi soir. On n'est pas meilleure femme, plus bon enfant, et moins bas-bleu. Elle travaillait toute la journée, et le soir nous bavardions comme des pies ]usqu’à des 3 heures du matin. Quoiqu'elle soit un peu trop bienveillante et bénisseuse, elle a des aperçus de tres lin bon sens, pourvu qu’elle n’enl`ourche pas son dada socialiste. Tres réservée en ce qui la concerne, elle parle volontiers des hommes de 48 et appuie volontiers sur leur bonne volonté plus que sur leur intelligence.