Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/254

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


2.48 CORRESPONDANCE geois indignés contre moi arce que je ne vous avais pas exhibée. Le plus beau mot m’a été dit par un ancien sous-préfet : (t Ahl si nous avions su qu elle était là... nous lui aurions... nous lui- aurions.. .» — un temps de cinq minutes, il cher- chait le mot — « nous lui aurions. . . souri! » Ceût été bien peu, n’est—ce pas? Vous aimer «plus» m'est dillicile, mais je vous embrasse bien tendrement. Votre lettre de ce matin, si mélancolique, a été au fmd. Nous nous sommes séparés au moment ou il allait nous venir sur les levres bien des choses ! Toutes les portes, entre nous deux, ne sont pas encore ouvertes. Vous m’in‘sIpirez un grand respect et je n’ose pas vous faire e questions. 877. A LA MÈME. · [Cmisset] Samedi matin [xy novembre 1866]. Ne vous tourmentez pas pour les renseigne- ments relatifs aux journaux. ça occupera peu de place dans mon livre et j'ai le temps d'at- tendre. Mais quand vous n'aurez rien ai faire, jetez- moi sur un papier quelconque ce que vous vous rappelez de 48. Puis, vous me développerez cela en causant. J e ne vous demande pas de la copie, bien entendu, mais de recueillir un peu vos sou- venirs personnels. Connaissez-vous une actrice de l'Odéon qui a joué Macdufl dans Macbeth, Du uéret? Elle vou- drait bien avoir dans Mont-Revêâw le rôle de Na-· thalie. Elle vous sera recommandée par Girardin,