Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/285

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 279 beaucoup à vous dire, car ce livre, je vous le — répète, m'a frappé. Je l'ai lu cl’une haleine et je reviens de le feuilleter. Faites donc à son auteur mes compliments très sincères. Je voudrais le con- · naître, il me plaît. I 901. À LA PRINCESSE MATHILDE. Nuit de mercredi [1867]. j Tantôt a six heures, on m’a apporté cle Rouen votre charmant cadeaum, Princesse. Je le trouve si joli et il me plaît tellement que je _ l’ai gardé sur ma table au milieu de mes paperasses ' et que je le contemple, sans m’en lasser, comme un grand enfant que je suis. Je songerai donc at vous, tout en mangeant; ce sera une fois de plus dans la journée. Mais ce qui Hatte encore mieux que le cadeau, c’est le souvenir. Je ne me rappe- ` lais plus cette promesse, Faite à Saint-Gratien, dans les bons jours que j’ai passés près de vous. J’imagine que le moment approche où vous allez partir pour Compièîme. Je ne me déplacerai pas avant votre retour, ien entendu. Comme mon voyage à Parisf n`a, au fond, d’autre but que de vous voir, je tiens a ne pas vous manquer. Ma grippe et mon enrouement seront passés d’ici la, je l'espère. D'ailleurs tant pisl J’ai eu dernièrement des nouvelles de Sainte- Beuve, par Tourgueneli qui m’a fait une visite de vingt-quatre heures. Je connais peu d’hommes W Couteau indien oilcrt par la Princesse.