Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/291

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 28; robes blanches. L’ensemble de tous ces gens qui se remuent (sans que j’entende rien de la musique) me paraît étrange et fou. Tout à l'heure la lune brillait dans le ciel, un peu ai droite, a côté de la maison, et cette grandeur et cette petitesse faisaient un contraste qui avait du cachet. M. René de Maricourt n’a rien d’attrayant à première vue, mais je le crois un excellent garçon, et très malheureux, trés à plaindre. ll m’a dit que son frére était un fou lieflé : le gaillard aimait beaucoup les cocottes et le vin, particulièrement celui d’Asti ; dix bouteilles de ce cru ne l’eH`rayaient pas. Avant de servir le pape, il avait été soldat de Garibaldi et avait fait toutes sortes d’extravagances. Adieu , mon bibi. Je t’embrasse bien fort. . Ton vieux ganachon qui t’aime. P.-S. -— Dis à ta bonne maman de m’écrire. · · Nos deux dernières lettres se sont croisées, et · franchement elle doit être moins fatiguée d’écrire que moi. · i r g Je nîai pas bougé de mon domicile depuis · dimanche soir. Mais demain je me lève ag heures et me mets en courses. .l’en ai quatorze d’inscrites sur ma liste. Forte journée de voiture, hélasl .l’ai eu hier ai déjeuner Ernest Chevalier. , Ton mari a pu te dire qu’il m’avait surpris buvant le champagne dans des seaux et dansant le cancan avec des demoiselles de l’Opéra. B"°°°° ' n’est pas très éloigné de se Hgurer 'de cette façon _ la vie gue je mène à Paris. Pourquoi sa lettre m’a- t-elle révolté '? C’est bête, de ma part; n’importe! . sa lettre m’a choqué.