Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/335

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DE GUSTAVE FLAUBERT. gzg malade, un écorcbé; ma grosse enveloppe de gen- darme est menteuse. Vous voyez bien que je parle de moi comme une femmelettel Non! le travail n’ahsorl>e pas toujours; mais il occupe, et c'est Beaucoup. Cependant la vie s'ecoule, c’est là Fimportant. Vivre dans une tour d’ivoire est d’ailleurs un excel- lent moyen de ne pas se salir les pieds. Je gèle un peu dans la mienne, par moments. · _ Cest pourquoi, jeudi ou vendredi prochain, "aurai l'honneur, Princesse, et le plaisir de vous lnaiser les deux mains et de vous assurer une fois de plus que je suis Tout a vous. 4 G. FLAUBERT. 9 ;7. À LA MÈME. _ Jeudi [1867]. ll n’est pas possible, Princesse, d’ecrire à quel- u’un une lettre plus charmante que la vôtre âidu 26); j’en ai ete touche jusqu’au fond de l’ame, . smcèrcment. I Quel dommage que vous ne soyez pas une simple bourgeoise! La gratitude se lâcherait avec plus de liberte. Vous savez d’ ailleurs que je suis timide, quoi que vous en disiez. . Mon mdisposition persistante m'a fait revenir de Champagne à Paris et de Paris a Croisset plus tôt que je ne l’avais projeté. Ce qui m’a le plus con- trarié la dedans c’est de n’avoir pu vous voir a