Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/357

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 3 5 Il en prendre ma part. Il me faut tant de temps pour faire si peu que ie n'ai pas une min-ute à perdre (ou ai gagner), si je veux avoir fini mon lourd bouquin dans l'eté de 1869. V .le n'ai pas dit qu’il fallait se supprimer le cœur, mais le contenir, hélas! Quant au régime que je mène et qui est hors des lois de Yhygiène, ce n’est pas d' hier; i'y suis fait. .l’ai néanmoins un éreintement assez condi- tionne et il est temps que ma seconde partie finisse, apres quoi firai a Paris. Ce sera vers la fin de ce mo? ous ne me dites pas quand vous reviendrez e annes. Ma fureur contre M. Thiers n’est pas calmée, au contrairel Elle s’idéalise et s'accroît. 9 5 3 . À MADEMOISELLE LEROYER DE CHANTEPIE. Croissct, 2+ janvier 1868. Non! ie ne vous oublie pas, chère Demoiselle, et ie suis peine de vous savoir malade. Si la slym- pathie en ces occasions pouvait servir à que que chose, vous seriez uérie. Quel genre de maux d'_yeux avez-vous? llgestdonc intermittent, uisque vous m’avez écrit quelques lignes au laas de votre lettre. Vous m’annoncez la mort d’un vieil ami a vousm. Moi aussi, fai a vous parler de deuil. La semaine derniere iai perdu une petite-niece que faimais beaucoup, une enfant de trois ans. Em- portee en cinq yours par une pneumonieî suite U) Victor Mangin , rédacteur en chef du Pbare de la Loire.