Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/361

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 3 j S 9 5 5. À ERNEST FEYDEAU. Croisset, samedi soir [fin janvier- début février 1868]. S... n... de D...! ta lettre de ce matin m’a affligé. C’est embêtant! Je ne peux répéter que cela. _ Est-ce que cette piece est injouable a tout autre théâtre qu’aux Français et n’y a-t-il que Bressant dans le monde? Pourquoi fais-tu des pieces pour des acteurs ? Quant au Thierry, qu’il t°ait joué quelque mau- vais tour, ça ne m’étonne pas. C'est un catholique dont il faut, dit—on, se délier. Tu aurais tort, non- obstant, de renoncer au théâtre. J e ne connais pas ta derniere œuvre; mais ce dont je suis sûr, c’est que Un coup de boursem est ce que tu as fait de plus original. Voila mon opinion. Soigne ta calli raphie si tu veux que·`e lise tes lettres, car celle de ce matin m’a donné beaucoup de mal. r ' Sais-tu que la « Jeunesse des Ecoles » s’apprête a aller silller Renan comme impérialiste? Le nau- . Fra e d’ About l’exalte. Les soi—disant libéraux lâchés par messieurs les ecclésiastiques me parais- sent d’un joli tonneau comme stupidité. De quel- que côté qu’on se tourne, c'est à en vomir. On ne peut pas faire un pas sans marcher sur Cle la m . . ., chose fâcheuse pour les gens qui ont la semelle de lescarpin un peu line. .l’ai commencé ce soir à esquisser mon avant- (ll Un coup de bourse, pièce en 5 actes. Paris, 1868. 13 «