Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/384

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378 CORRESPONDANCE ména e Taine. Cest du reste, le seul endroit de votre lettre qui me soit resté obscur. Mais certainement! je tiendrai ce que vous avez l’amabilité d’appeler « ma promesse ». Je n’ai rien de mieux a faire, et je ne ferai jamais rien qui me soit plus agréable! Le mois de juillet ne se passera pas sans que vous ayez ma visite. II me semble qu’il a très longtemps que je ne vous en ai fait. Ulgmpereur ne se doute pas du prodigieux dé- veloppement qu’il a donné à la cuisine rouennaise! On ne fait que banqueter pour se réjouir des croix d’l1onneur distribuées par Sa Majesté. Je suis même forcé d'assister lundi prochain à un de ces festins. Noni je ne connais pas le livre de Robert Halt. J’en ai entendu parler a des gens de qoût qui, comme vous, le trouvaient remarquable ll. Quant au mien, il me faut encore une grande année de travail acharné avant de l’avoir fini. Vous plaira—t-il, au moins? Quelle folie, n’est-ce pas, de se donner tant de mal pour arriver souvent ai ' d’aussi piètres résultats! Mais l’Art, en soi, est une bonne chose, quand tout le reste vous manque. A défaut du réel, on tâche de se consoler par la fiction. Cest là notre secret, à nous autres râcleurs de itare. lëilvie a pourtant de bons jours, ceux où l'on est près de vous, Princesse, et où je puis vous baiser les deux mains, en vous assurant, une fois de plus, que je suis entierement à vous, G. F LAUBERT. (*7 Madame Frenex, 1 volume. ,