Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/383

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 377 Mais mon sempiternel roman m'assomme par- fois d'une Façon incroyablel Ces minces particu- liers me sont lourds à remuer l Pourquoi se donner du mal sur un fond si piètre '? J Je voulais vous en écrire très long sur Cadio ; mais il est tard et les yeux me cuisent. Donc, merci, tout bonnement, ma chère ` maître. · 971. À LA PRINCESSE MATHILDE. ` _ Mercredi soir [juin 1868]. , Je commençais a m’inquiéter de vous, Prin- cesse. Votre bonne lettre, heureusement, est venue hier me rassurer. ` Vous vous plaignez « du Monde » qui vous oc- cupe. ll estpeu de personnes pourtant sur lesquelles il ait moins d'influence. ll n'a pu entamer votre nature et, cle toutes les calomnies imaginables ou inimaginables, il y en a une qu’on ne se permettra iamais : c’est de vous ' accuser d’être banale. Prudhomme, (permettez- moi de vous le dire, Princesse,) est très loin de vous, ne serait-ce que par l’écriture. Vous n’avez rien de « Brard et Saint-Cmer» et vos lettres res- semblent ai ces grandesdames turques qui laissent _ voir des yeux splendides a travers la gaze. ` Dans vos lignes, at première vue, on saisit ça et _ la des choses charmantes et on est dépité de ne pas voir le reste. Mais on y revient; ce sont des acquisitions graduelles. _ Tout cela est pour m’excuser de ne pouvoir répondre ai une question que vous me faites sur le