Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/390

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Q CORRESPONDANCE

 · À LA PRINCESSE MATHILDE.

Croisset, dimanche [juillet 1868]. J’ai un peu tardé à répondre at Votre Altesse parce que je voulais savoir liépoque précise ou il me sera possible d’aller chez elle. Je compte donc, Princesse, user de votre hos- pitalité dans la dernière semaine de ce mois. ’espere néanmoins vous voir d,ICI··là. Dans une huitaine de jours, probablement, j'1ra1 vous faire une dpetite visite. Je ne vous ai pas vue depuis la lin e mai; c'est lonp pour mor. Mars l'h1sto1re de a·fameuse pagclll se répand`! Qu m a envoye ce matin un numero du Figaro ou lanecdote est raconteel On vous y prête un mot · assez drôle et qui,«n°étant pas bête, doit être vrai. J’a1 reçu, rl ly a quelcïues jours, une lettre des ' de Goncourt. l s me par ent fort peu de, leur sante et beaucoup de leur nouvelle maison. J a1 peur de retrouver encore les maçons dans la mienne. Mars la perspect1ve de Saint-Gratien me calmera. Quant Et l'ami Taine, vous avez raison, il sera heureux quand même. Je ne le crois pas capable de sentrments violents. Une grande souH`rance et une ll) La Princesse**‘, se (piquant de littérature, relatait les menus faits tirés de la vie quoti ienne de ses relations. Son manuscrit tomba un jour entre les mains d’un académrcien, intimeh dîl la maison ou tout au long d’une page il était tourné en ri 'c e. Le sal0i1*”‘“" était alors très panaché; un jour 0n_recevaît tel parti et, un autre jour, le parti opposé, ce qui lit dire à la prm- cesse Mathilde: «Je reconnais bien la ma chère cousine! Elle mange du Renan avec mon frère et du bon Dieu avec ma belle- sœur.» t