Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/40

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54 CORRESPONDANCE commence a m’embêter, entre nous, et fai envie de savoir à quoi m’en tenir. Puisque vous m'avez prêche pour laisser lire mon manuscrit, et qu'il est entre vos mains, faites- en ce que bon vous semblera. Je me fie là—dessus (comme sur le reste`) entièrement à vous. ll n’_y a que trois editeurs possibles : Lév , Lacroix et Hachette. Voyez, tatezl Et tâchez dre m’avoir une somme assez ronde, sans pour cela manquer aux principes. J’ai reçu ce matin une lettre de Jules. ll me ' paraît bien ferme et bien solide. J’attencls avec impatience ce que décideront ses créanciers lundi. J’a1 oublié de vous remercier pour votre der- nière lettre. A bientôt, mille poignées de main. 7z9. À MADAME ROGER DES GENE'I'I'ES· [Cr0issct, juillet 1862.] A vous, je peux tout dire. Eh bien! notre dieu baisse. Les Misérables m’exasperent et il n’est pas permis d’en dire du mal : on a l’air d’un mouchard. La position de l°auteur est inexpugnable, inatta~ quable. Moi qui ai passé ma vie à l’adorer, je suis présentement indigvtél ll Faut bien que j'éclate, cependant. Je ne trouve dans ce livre ni vérité, ni gran- deur. Quant au style, il me semble intentionnelle- ment incorrect et bas. Cest une façon de flatter le populaire. Hugo a des attentions et des pré- venances pour tout le monde; Saint-Simoniens,