Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/57

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DE GUSTAVE FLAUBERT. jl 744. À MADE1vt01sE1;LE BOSQUET. [Paris] Mardi soir [21 octobre 1862 La piece de Bouilhet, les épreuves de Salammbô et douze jours d’arrêts forcés dans mon lit, où [étais cloué, m'ont empêché d'aller chez Lambert- Bey recommander votre livre. Voila, chère amie, mon excuse, mais je m’occuperai de vous ai la lin de cette semaine probablement. Que devenez—vous maintenant? vous devez avoir repris votre train-train habituel et vous en- nuyer plus fort que jamais. Avez-vous quelque chose en tête? On ne se sauve de l’ennui que par le travail. Grisons-nous avec de l'encre, puisque le nectar des dieux nous manque. Je suis dans l’agacement des épreuves et des dernieres corrections. J e bondis de colere sur mon fauteuil, en découvrant dans mon œuvre quantité de négligences et de sottises. Les embarras ue me donne un mot a changer me donnent [des insomnies; d’autre part, je rêvasse un autre bouquin, mais il me manque encore bien des choses avant même d'en faire le plan. J’ai rande envie, ou plutôt grand besoin, d’écrire; voâa tout ce que je sais de moi. .l'ai vu fort [peu] de monde, et ne puis ar conséquent vous donner aucune nouvelle des choses extérieures. Dolorês 2. paru hier. On m’écrit de Croisset que vous y avez fait · dernièrement une visite et l'on vous a trouvée « charmante »; enün vous avez plu extrêmement : nous avons tous les mêmes yeux dans la famille. 4.