Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/69

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 6 3 de remonter iusqu’a Samson; car i'ai repoussé, autant quïe possgble, tout détail appartenant a des é o ues é en aires. Plfiarrive Eux richesses d`l·lamilcar. Cette descrip- tion, quoi que vous disiez, est au second plan. Hamilcar la domine, et je la crois très motivée. La colère du Suliete va en augmentant a mesure qu’il aperçoit les déprédations commises dans sa maison. Loin d’étre à tout moment bors de lui, il n’éclate qu’a la fin, quand il se heurte a une injure personnelle. Qu’il ne gagne pas a cette visite, cela m’est bien égal, n'étant point chargé de faire son panégyrique; mais ie ne pense pas l’avoir`taillë en cliarge aux dépens du reste du caractère. ljhomme qui tue plus loin les Mercenaires de la façon que j’ai montrée (ce qui est un joli trait de son fils Hannibal, en ltalie), est bien le même qui fait lalsifier ses marchandises et fouetter a outrance ses esclaves. Vous me chicanez sur les onze mille trois cent uatre-vingt-seize lrommes de son armée en me deman- itllant : D'ou le savez-vous âce nombre)? gui vous l'a dit? Mais vous venez e le voir vous-méme, uis ue fai dit le nombre d’hommes qu'il y avait iilansqles diH`érents corps de l’armée punique. C’est le total de l’addition tout bonnement, et non un chilire jeté au hasard pour produire un eH`et de récision. P ll n’y a ni vice malicieux ni bagatelle dans mon serpent. Ce chapitre est une espece de précaution oratoire pour atténuer celui de la tente, qui n'a choqué personne et qui, sans le serpent, eût fait pousser des cris. .l’ai mieux aimé un effet impu- dique (si impudeur il y a) avec un serpent qu’avec