Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/8

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2 CORRESPONDANCE Un camée our mettre en bague; Quinze milliards de paires de gants beurre frais, etc. Moi aussi, mon pauvre loulou, je m’ennuie de ta gentille personne et il me tarde de vous revoir toutes les deux. Mais dans cinq ou six semaines, je ne serai pas loin de mon départ. Salammbô sera terminée et je pousserai un grand ouf I . . . Je mets sur e compte des lettres que tu avais à écrire our le jour de l'an le peu de détails que tu me dlbnnes. Ta lettre était bien aimable, mais bien courte. Ton ami le ère Calamem est mieux portant que jamais. Je En ai fait cadeau ce matin de cin- V quante centimes. II porte avec lui dans son panier une bouteille d’eau-de-vie, non u’il en oive, mais tous les petits verres qu’on lui offre, il les verse dans ladite bouteille, qu’il compte vider uand il sera tout à fait rétabli. Je trouve cela dun bon sens extrêmement comique... Je devais aller, aujourd’hui, dîner chez le pere Lormier; mais Julie m’a écrit que le repas aurait lieu a l’Hôtel-Dieu. Je vais donc à six heures vêtir ma pelisse et m’embarquer sur l’Uni0n qui ne na- viguera pas demain, sans doute, car la Seine est à moitié gelée. Comment allez-vous passer votre soirée? Je voudrais bien vous voir. Je pense à vous et je vous embrasse. Ton vieil oncle, qui est sans doute ton meilleur ami. U) Un mendiant qui servait de modèle à Caroline Hamard.