Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/216

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2 1 0 coRREsPoNDANcE 1158. A LA MÉME. Bruxelles, mardi soir, 4. heures [ZI mars 1871]. LHÈRE CARo, A Où êtes-vous? à Dieppe, à Rouen, ou a Paris T .l'espère que ton mari n’aura pas fait l’impru— dence de vous mener à Paris. .l’ai télégraphie deux fois à Rouen (par la voie d’Angleterre qu’on m’a dit être la plus sûre) et n'ai reçu encore aucune nouvelle. Ãl e vous ai écrit tous les jours, et dans tous les endroits où vous pouviez L être. Rien! .l e regrette beaucoup d'être parti! Aujour— d'hui, on ne peut pas rentrer dans Paris, et à. la frontière Française l'autorité républicaine vous cherche des chicanes. Donc je m’embarque , demain à Ostende pour Londres, d’où je compte revenir par New-Haven. Les Prussiens sont-ils rentrés dans Dieppe et àÀCroisset? Que faire? et où aller, une fois revenu en France ? Comment va notre pauvre vieille ? ` ' ' .l’ai reçu hier sa lettre de vendredi, mais à ce moment vous ne saviez rien de Paris. Tout n’est donc pas fini! On sera éternelle- ment inquiet et embêté I Et les afiaires d’Ernest ? Comment s’arrangent-elles avec l'émeute? Si je n’avais promis positivement d’aller en Angleterre, ie reviendrais immédiatement a Dieppe, sans m'arrêter a Londres, tant fai envie de savoir ce que vous devenez.