Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/220

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· 2 1 4. CORRESPONDANCE ` Comme je suis las, comme je voudrais m’en

 aller vivre dans un endroit où je n'entendrais plus

parler de rien! Adieu, chère Madame, jeu’ose vous dire à bientôt. · 1162. DA LA PRINCESSE MATHILDE. · Dieppe [vendredi 3I mars I87I]. ' Demain enfin je me résigne a rentrer dans mon pauvre logis où je vais tâcher de travailler pour oublier la France. .l’y attendrai que Paris soit tranquille l .l'ai appris ce matin que ces Messieurs de ,l’Hô- tel de Ville (1) s’étaient emparés de la poste. Aussi _, ne suis-je pas bien sûr que cette lettre vous par- vienne. lls me paraissent si bêtes que leur règne ne sera pas long! Mon retour a été pénible : fai eu de New Ha- ven à Dieppe un temps abominable; j’en suis encore fatigué. . .l’ai passé près de 'vous quatre jours bien bons, les seuls bons que i'aie eus depuis l1uit moisl .l e · vous ai trouvée plus vaillante et mieux portante que ie ne l’espérais. Conservez—vous pour nous. Un temps viendra où. nous nous retrouverons peut-étre tous ensemble dans le cher endroit que nous regrettons. 4 Si rien n’est cliangé pour nous d’ici au 'milieu (1) La Commune, installeeà l’Hôtel de Ville, s’était attribué un pouvoir législatif.