Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/292

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286 CORRESPONDANCE ` Mais j’ai besoin de causer avec ce savant. V T’ai-je dit que d’Osmoy m°avait annoncé sa visite pour le commencement d’octobre? C'est a ce moment-la aussi que fattencls Tourgueneff. Je voudrais bien que mon Olympe fût arrêté avant leur (ou sa?) visite. a Adieu, pauvre chère fille. 121o. A Gaokca SAND. Y _ [Croisset, .1. ou 5 octobre 1871.] CHÈRE MMTRE, · J ’ai reçu votre feuilleton hier et j’y répondrais longuement si je n’étais au milieu des préparatifs de mon départ pour Paris. Je vais tâcher d’en finir avec Aïssé. ‘ Le milieu de votre lettre m’a fait verser un plçur, sans me convertir, bien entendu. J’ai été ému, voilà tout, mais non persuadé. 1 Je cherche chez vous un mot que je ne trouve nulle part : Justice, et tout notre mal vient d’ou- blier absolument cette première notion cle la morale. La grâce, l’humanitarisme, le sentiment, l'icléal, nous ont joué cl'assez vilains tourspour qu'on essaye du Droit et de la Science. ' Si la France ne passe pas, d’ici à peu de temps, a l'état critique, je la crois irrévocable- ment perdue. L’instruction gratuite et obligatoire n’y fera rien qu’augmenter le nombre des imbé- ciles. Renan a dit cela supérieurement dans la préface de ses « Questions contemporaines ».·Ce